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Neve similis malis fias, quia multi sunt. Neve inimicus multis, quia dissimiles sunt.

Non devi farti simile ai malvagi perché sono molti, ne farti nemico ai molti perché sono diversi da te

- Lucio Anneo Seneco

Livres - SUGGESTIONS DE LECTURES

 

La station thermale de Ginevra Bompiani

La station thermale, de Ginevra Bompiani

L’auteure a l’expérience de la vie, mais encore faut-il savoir ce qu’on retire de son vécu. En cela, Ginevra Bompiani a un talent singulier. Dans un style simple, mélange de précision et d’humour «mélancomique», elle nous raconte le séjour de trois femmes d’âges différents, dont une accompagnée d’une fillette, dans une station thermale. Au cœur de cette confortable parenthèse existentielle, on parle d’hommes, d’amours passées ou à venir, on essaie de deviner la vie des autres et de cacher les secrets de la sienne.

Éditions : Liana Levi, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, 14,50 €.

 

 

 

 

Appâts vivants - Couverture

Appâts vivants, de Fabio Genovesi

Ce livre, curieusement intitulé Appât vivants, est le second roman de Fabio Genovesi, auteur, chroniqueur et amateur de pêche de musique et de cyclisme qui réunit ici brillamment ses trois passions.
Fiorenzo est un jeune garçon de dix-neuf ans qui vit de nos jours à Muglione où il sévit au sein d’un groupe de métal aussi peu reluisant qu’ambitieux, composé notamment du geek Stephano et du bedonnant et fanfaron Giuliano avec lesquels il entend bien dévaster le monde, à commencer par ce petit village toscan. En attendant un meilleur plan il travaille au magasin d’appâts de son père et fréquente « L’Info Jeunes » du coin qui évoque pour lui cette « même sensation sépulcrale » contre laquelle il se débat et dont cependant il se nourrit.
Au gré de ces pages à la première personne qui se lisent comme un journal on le voit ainsi disserter sur la vie, le vide, le corps, la mort et l’amour qui le touchent tour à tour et dans le même temps, de la perte de sa main quant il était à deux doigts d’un exploit enfantin, à celle de sa mère, jusqu’à ses premières expériences., mais aussi et surtout du Mini-Champion que son père s’est mis en tête d’entraîner et qui est en passe de lui voler sa place.
Les Appâts vivants de Fabio Genovesi ce sont eux, ces personnages hauts en couleurs qui s’attirent et se repoussent au gré des courants et de la vie et auxquels nous nous laissons prendre aussi.

Éditions: Fayard, traduit de l’italien par Dominique Vittoz,  22 €

 

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Magari, de Eric Valmir

Quand Lorenzo sort de chez lui ce matin-là, flottent sur Rome toutes les promesses de l'été. Nous sommes le 19 juin 2001. Silvio Berlusconi est redevenu quelques jours plus tôt chef du gouvernement. Pour la plus grande joie de ses tifosi, l'AS Roma vient de remporter le troisième scudetto de son histoire. Et Lorenzo est heureux : certainement pas à cause du retour aux affaires du Cavaliere – la politique, il en a soupé. Peut-être même pas grâce à la victoire de son équipe, et Dieu sait pourtant s'il a rêvé de revivre une telle liesse... Étendu sur le bitume, Lorenzo remonte le fil de sa vie. Celle d'un jeune Romain qui a grandi écartelé entre l'intransigeance d'un père communiste ultra militant, les migraines d'une mère rongée par un drame familial et l'amour d'un grand-père cachant tant bien que mal son passé mussolinien. Un parcours chaotique marqué par ce sentiment d'incertitude, de désirs, de rêves enfouis et aussi de résignation qu'exprime le mot « magari » (« si seulement...»), comme un état d'âme qui se décline à l'infini.
De l'assassinat d'Aldo Moro à l'avènement des années Berlusconi, c'est une radioscopie de la société italienne dans toutes ses nuances et ses contradictions que nous offre ce roman d'apprentissage au souffle à la fois intime et puissant.

Éditions : R. Laffont, 20€

 

Tous les salauds ne sont pas de Vienne,
de Andrea Molesini.

Novembre 1917. L'armée italienne recule face à l'offensive autrichienne. Les Spada habitent un domaine près du Piave, dans le nord de l'Italie, qui se voit réquisitionner par des soldats ennemis. Le viol de jeunes villageoises déclenche chez eux un sentiment de révolte patriotique.
Tous les membres de la maisonnée résisteront à leur manière : le narrateur, Paolo, orphelin de dix-sept ans élevé par ses grands-parents paternels ; le grand-père original et désabusé et son épouse, grande dame qui refuse de se laisser impressionner par la soldatesque ennemie ; Teresa la fidèle cuisinière femme du peuple, et sa fille de vingt ans Loretta la simplette ; le gardien du domaine Renato qui se révèle vite être un agent des services de renseignement de l'armée italienne ; la tante Maria, belle femme émancipée et décidée ; et enfin Giulia, vingt-cinq ans, libre, à la réputation sulfureuse, et dont la beauté provocante fascine le narrateur.
Action et psychologie se mêlent dans ce formidable portrait de famille. Un récit de guerre et une quête initiatique qui concilient l'universel et le personnel dans un style d'écriture résolument littéraire.

Editions: Calmann-Levy, traduit de l’italien par Dominique Vittoz,
20,90€

La guerre des saints, de Michele Murgia
Chaque année, Maurizio passe les vacances d'été chez ses grands-parents à Crabas, un village sarde. En compagnie de Giulio et de Franco Spanu, il y goûte l'amitié et la vie de la communauté qui, en ces lieux, se conjugue à la première personne du pluriel. Ensemble ils multiplient les aventures rocambolesques dans les rues ou sur les rives de l'étang, la fronde au poing, ne se calmant qu'à la nuit tombée pour écouter les histoires de fantômes et de créatures fantastiques que distillent les vieillards, assis devant leurs portes. Mais un jour, une annonce en apparence anodine, la fondation d'une nouvelle paroisse, fait voler en éclats la sérénité des habitants, les divisant en deux factions ennemies et les plongeant dans un terrible conflit qui culminera le jour de Pâques, lors de la traditionnelle procession… 
A la fois drôle et profond, ce roman d'apprentissage qui adopte le rythme rapide des équipées malicieuses des trois garçons, est aussi un hymne à l'amitié dont les liens sont souvent plus forts que ceux du sang.
Éditions : Seuil, 15€

Mammouth, de Antonio Pennacchi
Bleu de travail et bleus à l'âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l'usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : " Un pour tous, tous pour un ! " Mais, en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l'unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en ont assez de cet énergumène et ont décidé de lui faire une offre qui ne se refuse pas... Entremêlant le récit des quelques jours qui précèdent sa décision, les faits d'armes du syndicat et les portraits savoureux des ouvriers de Supercavi, ce roman d'Antonio Pennacchi compose une peinture drôle et fraternelle de la classe ouvrière.
Éditions : Liana Levi, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 18€

 

La comtesse de Ricotta

La Comtesse de ricotta, de Milena Agus

Il y a bien longtemps, la famille des trois sœurs fut noble et riche. Aujourd'hui, le palais familial se délite et on le vend par petits bouts. Dans les appartements qui leur appartiennent encore, la vaisselle ancienne sort rarement du placard et les beaux meubles restent cachés sous des couvertures. Seule l'aînée, Noémie, rêve de reconquérir les lots cédés et la splendeur d'antan. Les deux autres s'accommodent de la déchéance sans trop y penser. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec ardeur aux plaisirs conjugaux de la chair, le désir d'enfant est inassouvi. Pour Noémie, l'objet de l'amour est étrange et dédaigneux. Et pour la comtesse, la plus fragile, la vie se dilue entre flâneries rêveuses dans Cagliari et incapacité à gérer le quotidien. Le moindre objet lui échappe et se brise comme si ses doigts étaient faits de ricotta, ce qui lui vaut son surnom.

Dans ce quatrième roman, Milena Agus nous emporte dans son univers si singulier où enchantement et désenchantement, illusions et désillusions, vont de pair.

Éditions : Liana Levi, 13,50€

 

 

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